Piratebox

La Piratebox est un petit routeur Wifi nomade (avec l’utilisation d’une batterie additionnelle). Mais que faire d’un routeur nomade me direz vous ? Tout simplement permettre le partage de données libres de droit dans un internet de plus en plus fliqué de manière totalement anonyme et sans passer par internet. Ce concept a été inventé par David Darts mais aujourd’hui simplifié et amélioré par un professeur Lillois. En effet pour environ 40 Euros vous pouvez vous lancer dans l’aventure grâce à un petit routeur sans fil, une clé usb et un simple câble Ethernet.

Mais quel intérêt puisque pour partager des données libres chacun peut le faire avec une simple clé USB ou un disque dur nomade ? Pousser un maximum de gens à fabriquer sa Pirate box permettrait de créer un réseau maillé totalement indépendant d’internet.

Plus d’info et tutos ici

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Déclaration d’indépendance du cyberespace

Parce qu’il est bon de la relire voici une traduction récupérée sur Scoop.it :

Gouvernements du monde industrialisé, géants fatigués de chair et d’acier, je viens du cyberspace, le nouveau domicile de l’esprit. Au nom du futur, je vous demande, à vous qui appartenez au passé, de nous laisser en paix. Vous n’êtes pas les bienvenus parmi nous. Vous n’avez aucune souveraineté sur le territoire où nous nous assemblons.

Nous n’avons pas de gouvernement élu, et il est peu probable que nous en ayons un un jour : je m’adresse donc à vous avec la seule autorité que m’accorde et que s’accorde la liberté elle-même. Je déclare que l’espace social global que nous construisons est naturellement indépendant des tyrannies que vous cherchez à nous imposer. Vous n’avez aucun droit moral à nous gouverner, et vous ne possédez aucun moyen de faire respecter votre autorité que nous ayons de bonnes raisons de craindre.

Les gouvernements trouvent le fondement de leur pouvoir légitime dans le consentement des personnes qu’ils gouvernent. Vous n’avez ni sollicité ni obtenu le nôtre. Nous ne vous avons pas invités. Vous ne nous connaissez pas, et vous ne connaissez pas non plus notre monde. Le cyberspace ne se trouve pas à l’intérieur de vos frontières. Ne pensez pas que pouvez le construire comme s’il était un de vos Grands Travaux. Vous n’y arriverez pas. C’est un phénomène naturel qui croît de lui-même, par nos actions collectives.

Vous n’avez pas pris part aux grands débats qui nous ont réunis, et vous n’avez pas non plus créé la richesse de nos marchés. Vous ne connaissez ni notre culture, ni notre éthique, ni les codes non-écrits qui ordonnent déjà notre société mieux que ne pourraient le faire n’importe lequel des règlements que vous prétendez nous imposer.

Vous dites qu’il existe chez nous des problèmes que vous devez résoudre. Vous prenez prétexte de cela pour faire intrusion dans notre espace. Beaucoup de ces problèmes n’existent pas. Là où il y aura de véritables conflits, là où des torts seront effectivement causés, nous les identifierons et nous les traiterons avec nos moyens. Nous sommes en train de mettre en place notre propre Contrat Social. Nous nous gouvernerons en fonction des conditions qui prévalent dans notre monde, pas dans le vôtre. Car notre monde est différent.

Le cyberspace est fait de transactions, de relations et de pensée, circulant en un flot ininterrompu sur nos canaux de communication. Notre monde est à la fois partout et nulle part, mais il ne se trouve pas là où vivent les corps.

Nous sommes en train de créer un monde ouvert à tous, sans privilège ni préjugé qui dépende de la race, du pouvoir économique, de la puissance militaire ou du rang à la naissance.

Nous sommes en train de créer un monde où chacun, où qu’il soit, peut exprimer ce qu’il croit, quel que soit le degré de singularité de ses croyances, sans devoir craindre d’être forcé de se taire ou de se conformer.

Les concepts de votre droit en matière de propriété, d’expression, d’identité, de mouvement et de circonstances ne s’appliquent pas à nous. Ils ont leur fondement dans la matière, et il n’y a pas de matière ici.

Nos identités n’ont pas de corps : donc, contrairement à vous, nous ne pouvons pas faire régner l’ordre au moyen de la force physique. Nous pensons que c’est à travers l’éthique et l’intérêt bien compris de chacun et de la communauté dans son ensemble que va surgir notre mode de gouvernement. Nos identités sont probablement dispersées à travers un grand nombre de vos juridictions. La seule loi que toutes les cultures qui nous constituent seraient prêtes à reconnaître est la Règle d’Or de l’éthique. Nous espérons que nous serons capables de construire nos propres solutions sur cette base. Mais nous ne pouvons pas accepter les solutions que vous essayez d’imposer.

Aux États-Unis, vous venez aujourd’hui de créer une loi, la loi sur la réforme des télécommunications, qui renie votre propre Constitution et qui est une insulte aux rêves de Jefferson, Washington, Mill, Madison, Tocqueville et Brandeis. C’est nous qui devons maintenant faire renaître ces rêves.

Vous avez une peur panique de vos propres enfants, car ils sont nés dans un monde où vous serez à jamais immigrants. Parce que vous avez peur d’eux, vous confiez à vos bureaucraties les responsabilités parentales que vous êtes trop lâches pour exercer vous-mêmes. Dans notre monde, tous les sentiments et toutes les expressions de l’humain, du plus dégradant au plus angélique, font partie d’un tout inséparable, l’échange global des octets. Il n’est pas possible de séparer l’air qui peut éventuellement étouffer certains de ceux qui le respirent de celui qui permet aux oiseaux de voler.

En Chine, en Allemagne, en France, en Russie, à Singapour, en Italie et aux États-Unis, vous essayez de tenir à l’écart le virus de la liberté en érigeant des postes de contrôle sanitaire aux frontières du cyberspace. Peut-être que ceux-ci empêcheront la contagion un certain temps, mais ils ne fonctionneront pas dans le monde de l’omniprésence des médias transporteurs d’octets.

Vos industries de l’information, de plus en plus obsolètes, cherchent à se perpétuer en proposant des lois, en Amérique et ailleurs, qui ont la prétention de confisquer à leur profit jusqu’à la parole même à travers le monde. Ces lois cherchent à transformer les idées en un produit industriel comme les autres, au même titre que les lingots de fonte. Dans notre monde, tout ce que l’esprit humain peut créer peut être reproduit et distribué à l’infini sans que cela ne coûte rien. Le transmission globale de la pensée n’a plus besoin de vos usines pour se faire.

Ces mesures de plus en plus hostiles et colonialistes nous placent dans la même position que les amoureux de la liberté et de l’auto-détermination qui lors d’époques précédentes ont dû rejeter l’autorité de pouvoirs distants et mal informés. Il nous faut déclarer que nos identités virtuelles ne sont pas soumises à votre souveraineté, alors même que nous continuons à consentir à ce que vous gouverniez nos corps. Nous allons nous disperser sur toute la planète de manière à ce que personne ne puisse arrêter nos idées.

Nous allons créer une civilisation de l’esprit dans le cyberspace. Puisse-t-elle être plus juste et plus humaine que le monde qu’ont construit vos gouvernements auparavant.

Davos, Suisse, le 8 février 1996, par John Perry Barlow

– Publié en français par le webzine « Cybersphere », aujourd’hui disparu. Traduction par Diogène.

Tous des terroristes…

Il y a quelque temps j’avais parlé ici même de la dérive des britanniques à vouloir surveiller et intercepter les communications sur mobile. Le gouvernement Britannique (déjà champion de télésurveillance) ne s’arrête pas là puisque qu’il a pour projet de permettre à un de ses services de renseignement de surveiller toutes les conversations téléphoniques, tous les courriels voire toute activité en ligne sur le territoire. Comment ? En faisant appel aux FAI. En effet ceux derniers devront pouvoir mettre en place un système permettant aux services de sécurité d’intercepter en temps réel pour n’importe quel internaute ou abonné téléphonique les communications.

Quel intérêt pour le gouvernement d’intercepter autant de données?

Le but n’est pas la collecte du contenu des communications, mais bel et bien de dresser un portrait robot de chaque individu en constituant d’immenses bases de données. Le jour on on veut « enquêter » sur une personne suffit juste de ressortir « son dossier ». Les enquêteurs auront ainsi une véritable cartographie de votre vie en ligne. Les adresses IP d’où vous vous connectez, les personnes avec qui vous avez pour habitude de communiquer, les lieux que vous fréquentez et enfin les sites que vous visitez. Bref les citoyens Britanniques sont tous des terroristes, pédophiles, criminels potentiels. Mais je mets ma main au feu que nombre de nos dirigeants européens rêvent d’un tel système.

Argument avancé par le Home Office (équivalent de notre ministère de l’intérieur) : Protéger les habitants…

Des questions sur le DPI je vous invite à lire les excellents articles sur Reflets. Un Blog qui nous éclaire également sur les systèmes de surveillance, celui de Manach.

La girouette d’Hadopi

Alors que le programme  socialiste prévoit la suppression de l’Hadopi, François Hollande joue l’amnésique sur le sujet et retourne sa veste au gré des jours et des interlocuteurs. Selon l’ARP, il se serait même engagé à ne pas supprimer la loi. Manœuvre politique en attendant les résultats de la primaire ? Je pense que ce monsieur cherche à nous enfumer  pour mieux nous enfiler une fois au pouvoir. Sinon comment justifier une telle ambiguïté si ce n’est pour ménager l’électorat des deux camps et ainsi grappiller quelques points pour les primaires socialistes et par la suite les présidentielles ?

Alors soit M. Hollande nous fait un bel exercice de manœuvre politicienne comme on y est habitué dans la sphère du pouvoir, soit il n’a pas d’avis tranché sur la question.  Mais dans ce cas M. Hollande quand quelqu’un n’a pas d’avis sur une chose le mieux est qu’il commence par fermer sa gueule…

La librairie lieu unique de vente de livres…

Jean-Marc Roberts directeur éditorial des éditions Stock souhaiterait la fin des ventes de livres sur le net au seul profit des librairies. Je ne vais pas développer, Numerama  ayant déjà publié l’interview de J-M. Roberts par Europe1 sur son site.

À la manière des Majors du disque ou du cinéma c’est maintenant le monde du livre qui se prépare à passer à côté de la plaque en pointant du doigt le net et en occultant totalement la richesse que ce dernier peut apporter au secteur.

D’ailleurs les maux sont les mêmes, une multiplication des titres au détriment de la qualité. Combien de livres pourris garnissent nos librairies occultant les ouvrages de qualité ? Que vaut le conseil du libraire quand celui-ci doit s’accommoder d’une foultitude d’offices en échange de faveurs commerciales. Je parle de  ces collections abordant des thèmes allant de l’informatique à la cuisine en passant par le bridge que les éditeurs se doivent de vendre afin d’amortir leurs campagnes matraquages marketing.

Or le net permet bien souvent de débattre, de partager des points de vue, des critiques titillant la curiosité du « Webophile décérébré »,  le poussant à consommer de la littérature ou du livre plus généralement. Un autre exemple de l’utilité du net, la publication de certains contenus web car la demande des lecteurs se fait pressentir (cf le Siteduzero ou CCM qui ont fini par publier leurs tutos). Voilà où se situe principalement la différence par rapport au disque :  le support physique reste pour beaucoup de lecteur un indispensable (Perso je suis incapable de lire un roman ou suivre sérieusement un cours sur une tablette, voire un écran pc). Alors putain au lieu de pleurer bougez vous le cul et innovez !!!

Pourtant les pistes sont vastes… Par exemple en utilisant les réseaux sociaux un peu comme cette petite librairie.  Autre piste à l’heure où la production en masse est une aberration économique et écologique il serait temps que les éditeurs passent au livre numérique « imprimable à la demande » chez le libraire du coin, les outils existent et méritent d’être développés.

Queen mother is watching you !!!

Après avoir remarqué que prés de 40% des adolescents utilisaient un BlackBerry (37% pour être exact d’après une étude Ofcom), le premier ministre britannique a demandé au service de renseignement britannique le fameux MI5 de se pencher sur l’interception et le déchiffrement des messages véhiculés via BlackBerry Messenger. En effet les heureux détenteurs du Smartphone pouvaient échanger des messages instantanés gratuits et surtout chiffrés. Quid de la vie privée des londoniens ?

Mais notre démocrate petite île européenne ne s’arrête pas là, D. Cameron envisagerait même de couper des réseaux sociaux tels que BlackBerry Messenger ou Twitter en cas de nouvelles émeutes. À quand les coupures partielles ou totales du net comme on a pu le voir lors du « Printemps arabe » ? Quelle sera alors notre légitimité lorsque l’Europe voudra dénoncer de telles pratiques dans des dictatures comme l’Iran, la Chine et bien d’autres ?

La Chine n’a d’ailleurs pas tardé à réagir en saluant l’initiative britannique comme nous pouvons le voir dans un article de Rue89.

 

 

 

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